Des astrophysiciens publient la plus grande carte 3D de lunivers jamais produite PI News_6

Vous pouvez désormais explorer la carte la plus gigantesque de lUnivers jamais conçue

Il n’est pas rare que la recherche astronomique produise des images percutantes de notre Univers (le disque HH30 ou la nébuleuse de l’Anneau en sont deux récents exemples). Il est néanmoins beaucoup plus rare qu’elle donne au public la possibilité d’explorer, directement et librement, les données brutes issues de ses outils d’exploration les plus performants. Grâce au programme COSMOS-Web, piloté par Caltech (California Institute of Technology), la plus grande carte interactive du ciel jamais produite à ce jour a été mise en ligne, conçue à partir des observations du télescope spatial James Webb. Selon l’histoire cosmique révélée par la carte du projet eBOSS, l’expansion de l’univers a commencé à s’accélérer il y a environ 6 milliards d’années et n’a jamais cessé de s’accélérer depuis.

Faizan Mohammad, postdoctorant au Centre d’astrophysique de l’Université de Waterloo et chercheur associé à l’Institut Périmètre, a dirigé l’une de ces analyses. Les nouveaux résultats proviennent du projet eBOSS (Extended Baryon Oscillation Spectroscopic Survey – Relevé spectroscopique étendu des oscillations baryoniques), dont Will Percival est le scientifique responsable du relevé. Composante la plus récente du programme SDSS, eBOSS est un projet international auquel collaborent plus de 100 astrophysiciens. Nombre de civilisations ont très bien pu apparaître, prendre leur expansion puis disparaître à tout jamais, des milliards d’années avant l’apparition de notre soleil. Magazine de vulgarisation scientifique, Sciencepost vous dévoile chaque jour les dernières découvertes et avancées en terme de sciences et nouvelles technologies. Chaque jour, nos experts testent et comparent des produits et services technologiques pour vous informer et vous aider à consommer intelligemment.

Pas besoin de téléchargement préalable ou autre manipulation compliquée, la carte se charge très rapidement depuis un navigateur, même avec une connexion internet basique. Si, au premier regard, la carte ne ressemble qu’à une vague fenêtre noire striée de points blancs, on se prend vite au jeu de l’exploration dès qu’on met un coup de molette vers l’avant. On peut se concentrer sur un groupe de galaxies compactes pour observer leurs interactions gravitationnelles, comparer des régions jeunes et riches en étoiles bleues avec d’autres, plus rougeâtres, témoignant d’une formation stellaire ancienne. Pour le moment, il n’est pas encore possible de rechercher directement une galaxie ou une étoile par son nom, mais c’est un détail par rapport à ce qu’il est possible de faire. En quelques clics, nous voilà transportés d’un amas d’étoiles relativement proche de nous à une galaxie lointaine, formée à l’aube des temps. Consultable simplement à l’aide d’un navigateur web, vous pourrez explorer les origines de notre cosmos, confortablement installé dans votre fauteuil.

Cela fait d’elle l’un des panoramas les plus anciens et les plus détaillés jamais capturés par l’humanité. Grâce à lui, une carte d’une ampleur démentielle vient d’être mise en ligne, permettant à chacun, depuis son ordinateur, de contempler les confins de l’Univers comme jamais auparavant. Ce trésor visuel, interactif et accessible, nous emmène à la découverte des premières galaxies formées après le Big Bang.

La plus grande cartographie de l’univers à ce jour est disponible !

Il est possible de naviguer librement dans la carte comme on le ferait avec Google Maps ou Google Earth, de zoomer à loisir et de choisir entre différents filtres d’observation (onglets en haut à gauche). Cela permet de faire apparaître certains détails selon les longueurs d’onde captées par Webb (en particulier les bandes F115W, F150W, F277W, F444W). On peut également ajuster la colorimétrie de la carte à sa guise (luminosité, contraste, etc.). Sur cette carte figurent des objets célestes remontant à 13,5 milliards d’années, autrement dit aux premiers instants de l’Univers, à peine 300 millions d’années après le Big Bang (2,2 % de l’âge actuel de son âge actuel).

Jouer avec le système de filtres permet, par exemple, de mieux distinguer la poussière interstellaire ou de repérer des galaxies lointaines dont la lumière a été étirée par l’expansion de l’Univers. Si vous avez aimé passer du temps sur la carte du Sloan Digital Sky Project, cette nouvelle risque de vous hypnotiser encore plus. Accessible en accédant à cette page, elle couvre une portion du ciel de 0,54 degré carré.

  • Fondé en 1999, cet institut indépendant vise à favoriser les percées dans la compréhension fondamentale de notre univers, des plus infimes particules au cosmos tout entier.
  • On peut se concentrer sur un groupe de galaxies compactes pour observer leurs interactions gravitationnelles, comparer des régions jeunes et riches en étoiles bleues avec d’autres, plus rougeâtres, témoignant d’une formation stellaire ancienne.
  • Les astronomes et astrophysiciens disposent désormais d’un outil très précieux.

Explorez l’univers comme jamais auparavant: la plus grande carte cosmique jamais créée est désormais en ligne

Licencié en géographie, j’aime intégrer dans mes recherches une dimension humaine. Passionné par l’Asie, les voyages, le cinéma et la musique, j’espère attirer votre attention sur des sujets intéressants.

Les passionnés d’astronomie ne peuvent rester de marbre face à cette nouvelle carte de l’Univers. Ce document disponible en ligne et produit aux États-Unis est le résultat d’un travail gigantesque dont les débuts remontent aux années 2000. Cette carte résulte de plus de 20 ans d’efforts de cartographie de l’univers à l’aide du télescope de la Fondation Sloan à l’observatoire d’Apache Point, au Nouveau-Mexique.

Le projet eBOSS, et d’une manière plus générale le programme SDSS, laissent entiers l’énigme de l’énergie sombre et le problème de l’écart dans le rythme d’expansion de l’univers. D’autres projets s’y attaqueront, notamment DESI (Dark Energy Spectroscopic Instrument — Spectroscope de l’énergie sombre) et EUCLID, une mission de l’Agence spatiale européenne. Percival, également directeur du Centre d’astrophysique de l’Université de Waterloo, où il est titulaire de la chaire éminente Mike-et-Ophelia-Lazaridis d’astrophysique. Il a occupé divers postes de gestion au sein du programme SDSS, dont le plus récent dans l’équipe de direction du projet eBOSS. Au moment où l’équipe se préparait à publier simultanément 23 articles totalisant plus de 500 pages, Will Percival était essentiellement chargé de veiller à la rigueur scientifique de ses résultats. Non pas une simple image fixe, mais une vraie carte interactive, nourrie par les relevés du télescope spatial James Webb, qui vous permet d’observer des galaxies apparues il y a plus de 13 milliards d’années.

En particulier, le rythme actuel d’expansion de l’univers mesuré par eBOSS (la « constante de Hubble ») est inférieur d’environ 10 % à la valeur donnée par la distance entre la Terre et des galaxies avoisinantes. Étant donné la grande précision des données d’eBOSS, il est très peu probable qu’un tel écart soit dû au hasard, et la grande variété des données d’eBOSS fournit de multiples manières indépendantes d’en arriver à la même conclusion. L’Institut Périmètre est le plus grand centre de recherche en physique théorique au monde. Fondé en 1999, cet institut indépendant vise à favoriser les percées dans la compréhension fondamentale de notre univers, des plus infimes particules au cosmos tout entier.

Les recherches effectuées à l’Institut Périmètre reposent sur l’idée que la science fondamentale fait progresser le savoir humain et catalyse l’innovation, et que la physique théorique d’aujourd’hui est la technologie de demain. Situé dans la région de Waterloo, cet établissement sans but lucratif met de l’avant un partenariat public-privé unique en son genre avec entre autres les gouvernements de l’Ontario et du Canada. Il facilite la recherche de pointe, forme la prochaine génération de pionniers de la science et communique le pouvoir de la physique grâce à des programmes primés d’éducation et de vulgarisation. The Map of the Universe est le résultat d’un immense travail réalisé dans le cadre du Sloan Digital Sky Project, dont les débuts remontent aux années 2000.

En apparence, cela ne représente qu’un petit fragment du firmament (l’équivalent de deux pleines lunes côte à côte) mais la densité des informations qu’elle renferme est tentaculaire. Ce sont plus de 1,5 To de données qui ont été compilés ; on peut donc admirer un nombre hallucinant de corps célestes, y compris des galaxies situées à plus de 13,5 milliards d’années-lumière. Soit parmi les plus anciennes jamais observées, qui ont émis leurs premières lueurs alors que l’Univers n’avait que quelques centaines de millions d’années, juste après le Big Bang. Pour notre plus grand bonheur, ce projet est aussi bien destiné aux astrophysiciens qu’au grand public.

Au cœur de ces nouveaux résultats figurent des mesures détaillées de plus de 2 millions de galaxies et de quasars, qui couvrent 11 milliards d’années de temps cosmique. Avec cette nouvelle carte de l’Univers, les astronomes franchissent une étape décisive dans notre compréhension du cosmos. Non seulement elle offre une perspective sans précédent sur la structure de l’Univers, mais elle met également à la disposition des scientifiques et du grand public un outil interactif inestimable. Grâce aux technologies avancées et à des décennies de collecte de données, cette carte constitue un véritable bond en avant pour l’astronomie, permettant d’explorer des cibles de recherche inédites et d’ouvrir de nouvelles voies pour l’observation du ciel. Au sein de l’équipe du projet eBOSS, différents groupes situés dans des universités un peu partout dans le monde se sont concentrés sur divers aspects de l’analyse.

L’objectif était de cartographier le ciel de manière extensive à l’aide d’un télescope se trouvant à l’Observatoire Apache Point, dans l’état du Nouveau-Mexique. Par ailleurs, les données du projet sont restées longtemps inaccessibles au public, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Contrairement à de nombreuses bases de données scientifiques, cette carte n’a pas été pensée uniquement pour servir aux chercheurs. Elle est consultable grâce à n’importe quel navigateur casino en ligne suisse web, sans inscription ni téléchargement, et s’utilise avec une très grande facilité.

La science des données peut-elle aider à décoder les « horloges stellaires de Ramesside » vieilles de 3 100 ans?

Un projet signé COSMOS-Web et conduit par Caltech (California Institute of Technology). Les astronomes et astrophysiciens disposent désormais d’un outil très précieux. Il faut dire qu’au-delà de la passion, The Map of the Universe incarne une base de travail solide capable d’aider la recherche. Grâce à cette carte, les scientifiques peuvent en effet aisément et plus rapidement définir de nouvelles cibles de recherche et d’observation.

Pour produire la partie de la carte datant d’il y a 6 milliards d’années, l’équipe s’est servie de grandes galaxies rouges. Enfin, pour cartographier l’univers d’il y a 11 milliards d’années et plus, elle s’est servie de quasars, galaxies brillantes éclairées par de la matière tombant dans un trou noir supermassif central. Chacun de ces échantillons a exigé une analyse attentive, afin de supprimer ce qui pouvait contaminer les données et pour révéler les modèles de l’univers. Les observations du projet eBOSS et les études de l’univers primitif révèlent des lacunes dans ce portrait de l’univers.

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Willaim Wright

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